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SUISSE: Désexil, une rencontre internationale

Nous connaissons la philosophe et activiste suisse Marie-Claire Caloz-Tschopp depuis de nombreuses années. Il était donc naturel de répondre positivement à son invitation à participer au Colloque Exil/Violence/Désexil qu’elle organise avec différentes organisations et personnes concernées, à Genève, du 31 mai au 3 juin 2017.

Nos lecteurs et lectrices suisses trouverons le texte d’invitation complet en complément de ce numéro d’Archipel et nous vous invitons cordialement à participer à cet événement qui tente de rapprocher le monde des intellectuel·le·s et celui des activistes. Nous y seront également présent·e·s.

Extraits du texte d’invitation

Durant six ans (2010-2016), l’expérience de formation et de recherche (séminaires, colloques, publications, revue en ligne, etc.), dans la perspective d’un «droit à la philosophie» pour tous  et toutes (Derrida), d’une «Université libre», qui soit un espace public en mouvement de la citoyen-neté, des mouvements sociaux, de la société civile, a circulé entre la Suisse (Genève-Lausanne, Neuchâtel), le Chili, (Concepción) et la Turquie (Istanbul).
Aujourd’hui, le Programme se termine par quatre colloques alternatifs en réseaux: 
La mémoire des invisibles, Curitiba, (Brésil), les 13,14 et 15 mars;
Mouvements sociaux aux frontières et défis politiques, le 12 mai, Florence (Italie);
Philosophies de l’Autre monde, consentement et désobéissance civile, 18 et 19 mai, Paris, (France) et
Désexil, l’émancipation en acte, Genève (Suisse), 31 mai au 3 juin 2017.
Thème central de l’ensemble du projet: Exil/Violence/Désexil. Dans un contexte de globalisation complexe, d’incertitude, de violence «extrême» (Balibar), qui est en exil aujourd’hui, pourquoi et comment? S’arracher de l’exil par le désexil (résistance, luttes) du plus intime au plus collectif, comment ça se passe? Des propositions seront débattues.
Nous attendons beaucoup d’invité·e·s, de prises de parole dans quatre ateliers et deux  moments de synthèse. Liste des invité·e·s locaux et transnationaux disponible avec le programme du colloque de Genève.
Les divers programmes se trouvent sur le site <exil-ciph.com> dès le 8 mai 2017.
Les colloques sont ouverts à tout public. L’entrée est gratuite (exigence du Collège International de Philosophie, CIPh).
Le colloque de synthèse finale du CIPh de Genève est accueilli par le syndicat UNIA, la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), l’Université ouvrière de Genève (UOG) et la Faculté des Lettres de l’Université de Genève (UNIGE). Fête finale au Pavillon bleu (quartier des Grottes).

Desexil
Dans notre numéro de mai, nous vous annoncions un colloque intitulé Exil/Violence/Désexil. Dans un contexte de globalisation complexe, d’incertitude, de violence «extrême», qui est en exil aujourd’hui, pourquoi et comment? S’arracher de l’exil par le désexil (résistance, luttes) du plus intime au plus collectif. Voici l'intervention de Claude Braun, du FCE Suisse et de la Coopérative européenne Longo maï.
Je vis depuis 35 ans dans un réseau formé de huit communautés autogérées nommé «Coopérative Européenne Longo maï». La première coopérative a été fondée en 1973 en Provence par une quarantaine de jeunes de cinq pays différents qui s’étaient connu·e·s pendant les révoltes de mai 68. Il·elle·s fuyaient les villes, où la course effrénée à la consommation ainsi que la criminalisation de la jeunesse critique faisaient rage. Il s’agissait pour eux et elles d’un exil, un exil librement choisi que nous pourrions appeler desexil.
L’appropriation d’un lieu et la construction d’une vie autogérée – telles que nous les avons vécues à Longo maï – se font au-delà de toutes frontières.
Le desexil représente un acte de résistance global, une tentative de façonnage de la vie et surtout, une quête de liberté. Ensemble, par tou·te·s et pour tou·te·s, nous avons construit notre «chez nous»; un lieu de vie et de lutte. Ce projet émancipateur est aussi à la recherche d’une autonomie alimentaire avec une pratique de maraîchage, d’agriculture et d’élevage. Nos coopératives sont des lieux ouverts pour des exilé·e·s et dissident·e·s.
Une thèse un peu osée pourrait affirmer que l’exil n’existe pas. Tout comme les notions de «peuples» et de «patries» sont des constructions de notre civilisation. Certaines personnes se laissent porter par les méan-dres de la vie, tandis que d’autres prennent leur destinée en main. Et lorsque les conditions matérielles ou spirituelles le nécessitent, celles-ci se lèvent et fuient, pour pouvoir continuer à vivre et à réfléchir. Fuir est un acte intelligent qui pondère les chances et les risques. La géographie et ses frontières sont devenues futiles. Il n’y a plus d’«ici et ailleurs», ici est partout.
L’injustice est mondiale. Nous ne pouvons plus la considérer comme extérieure à nous. Ce sont nos guerres, nos injustices et notre pauvreté. Partout dans le monde, des millions d’êtres humains fuient leurs demeures. Nous nous devons de les accueillir, tout comme nous accueillerions nos voisins si leur maison brûlait.

 

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Archipel

Dieser Text stammt aus dem Archipel

Ausgabe: 259 (05/2017)

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