Caroline Meijers, présidente du «Mouvement jurassien de soutien aux sans-papiers et aux migrants» (MJSSP), a été acquittée le 8 juillet 2025 de l’accusation d’avoir favorisé le séjour illégal d’un étranger, après avoir mis son adresse à la disposition d’un réfugié syrien en détresse.[1]
Nous nous sommes réjoui·es de cet acquittement, mais ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu. En effet, le soi-disant «délit de solidarité» aurait dû être aboli depuis longtemps.
Rien qu’en 2024, pas moins de 592 personnes ont été condamnées en Suisse pour ce «délit»[2]. Afin d’empêcher à l’avenir la criminalisation de la solidarité avec les réfugié·es, le MJSSP, en collaboration avec la plateforme Internet Campax[3], a lancé une pétition adressée au Parlement fédéral, demandant la modification de l’article 116 de la loi sur les étrangers et l’intégration (LEI, anciennement LEtr).
La solidarité n’est pas un crime. Les personnes qui apportent leur aide doivent bénéficier de l’impunité, pour autant que leur action s’avère désintéressée et qu’elles n’en tirent aucun avantage personnel. À ce jour, plus de 5600 signatures ont été recueillies. Mais il faut en rassembler bien plus encore! Veuillez signer la pétition jointe à l’édition suisse de cet Archipel. Parlez-en à vos proches et à vos connaissances. Nous vous remercions de votre soutien.
Michael Rössler FCE - Suisse
- Voir «Suisse-Migrations: Acquittement pour action solidaire», Michael Rössler, Archipel No 350, septembre 2025
- Basil Weingartner dans l’hebdomadaire WOZ, Zurich, 17 juillet 2025
- Vous pouvez également signer en ligne ici: https://act.campax.org/petitions/la-solidarite-n-est-pas-un-crime-pour-l-abolition-du-delit-de-solidarite.



