exil & migration

Verurteilt wegen solidarischem Handeln

de Claude Braun, 24 août 2019, publié à Archipel 284

Am 21. August 2019 wurde die Basler Flüchtlingshelferin Anni Lanz in zweiter Instanz zu einer Busse von 800 Schweizerfranken verurteilt. Das Strafmass ist zwar gering und die härtere Verurteilung, die der Staatsanwalt forderte, wurde abgeschmettert. Aber das Prinzip der Bestrafung von Solidarität wurde bestätigt.

Somit reiht sich dieses Urteil in die in ganz Europa stattfindende Kriminalisierung der Solidarität ein. Der Richter hat es verpasst, in einem exemplarischen Fall, Menschlichkeit und die Rettung von Leben zu würdigen.

Beitrag in 10 vor 10 vom 23.7.2019: "Kroatien schickt Migranten nach Bosnien zurück"

de Claude Braun, 30 juil. 2019

Die Sendung "10 vor 10" vom Schweizer Fernsehen SRF strahlte am 23. Juli 2019 den ausgezeichneten Beitrag "Kroatien schickt Migranten nach Bosnien zurück" von Nicole Vögele aus.

Action de lettres pour le retour d'Ahmed H. dans sa famille

de Michael Rössler, 27 juil. 2019

Nous lançons une campagne de lettres à Nikos Anastasiades, Président de la République de Chypre, pour permettre à Ahmed H. [^1], citoyen syrien, de rentrer à Chypre chez sa femme et ses deux filles, toutes citoyennes chypriotes. Après sa libération conditionnelle de prison fin janvier 2019, Ahmed H. est bloqué dans un centre de rétention en Hongrie. Les autorités chypriotes ont jusqu'à présent refusé de l'autoriser à entrer dans le pays. C'est le deuxième scandale après un procès scandaleux que les membres du Forum Civique Européen avaient suivi sur place en Hongrie l'année dernière en tant qu'observateurs internationaux.

Riace: six semaines dans l’œil du cyclone

de Barbara Vecchio, membre du FCE et de la fondation E’ stato il vento, Chiara Sasso, Coordinatrice nationale Recosol, 1 juil. 2019, publié à Archipel 283

Riace: six semaines dans l’œil du cyclone On peut tout à fait suivre l’histoire qui est en train de se dérouler à Riace depuis son ordinateur. Les événements qui se jouent dans ce petit village calabrais et les vicissitudes de son maire font encore la une des médias, et pas seulement en Italie. Mais aller aujourd’hui à Riace et y vivre un mois et demi, c’est une toute autre histoire car là-bas, on rencontre et on entend ce que les médias ne peuvent pas raconter: la tristesse, la méfiance et surtout la peur des habitant·es. Quand on a connu ce petit bourg avant la tempête qui s’est abattue sur lui depuis l’été dernier, on ne peut pas se résoudre à ce silence, à ces visages méfiants et aux portes fermées. Riace aujourd’hui est la photographie d’un village qui, pour avoir démenti l’équation «immigration = catastrophe sociale», se retrouve dans le collimateur d’un gouvernement de plus en plus ouvertement raciste et qui s’acharne à ne laisser entendre d’autres voix que la sienne. Une voix qui incite à la haine. Riace a démontré la fragilité de la fausse propagande du régime, a dérangé ceux qui ont construit leur carrière politique sur la rhétorique de la migration, celle du «on ne peut pas les accueillir tous, donc on les laisse se noyer en mer».

Une répression féroce et cruelle

Imaginez un petit village de 300 habitant·es, dont beaucoup de personnes âgées, investi par une gigantesque vague policière, juridique et médiatique. 29 personnes mises sous enquête, le maire exilé. Imaginez les écoutes téléphoniques, les micros et les journalistes partout, la mairie sous redressement judiciaire. Certes, il a été prouvé qu’il n’y a pas eu fraude, que les irrégularités dont l’administration municipale était accusée étaient seulement formelles, rien d’illicite. Même la Cour de Cassation s’est prononcée en faveur de Domenico Lucano et de son village pour que cet acharnement cesse… rien n’y fait. Avoir mis Riace à genoux en coupant les subventions qui faisaient vivre les migrant·es, les commer-çant·es locaux et les opérateurs sociaux n’était pas suffisant, maintenant il faut le rayer de la carte pour être sûr qu’il ne puisse plus se relever. Le jeu est aussi simple que pervers: on crée de la souffrance, on indique le coupable (le migrant, toujours) et on couvre d’opprobre celui qui a voulu faire autrement, lui reprochant de ne pas avoir respecté les règles, en utilisant des accusations aussi infondées que surréalistes, mais efficaces. Pendant notre séjour, nous avons pu assister en direct à cet acharnement sans fin et sans décence: la ferme didactique de Riace, celle où se trouvent les ânes (maintenant séquestrés) qu’on utilisait pour le ramassage des ordures et où se trouvent aussi des petits jardins cultivés par les migrant·es, à été mise sous scellés. Incompréhensible: cette petite ferme a été construite pour remplacer une décharge à ciel ouvert sur un terrain en friche impénétrable, envahi par les ronces. Qu’est-il reproché? La violation de la propriété privée, des irrégularités dans le puçage des ânes ou plutôt le fait que le maire a soustrait à la 'ndrangheta locale la gestion du ramassage d’ordures sur sa commune? Excusez-nous de douter. Mais ce n’est pas fini, car plus au moins au même moment, vers la mi-avril, s’ouvre une nouvelle enquête contre Domenico Lucano, sous prétexte que certaines maisons d’accueil n’étaient pas conformes aux critères d’«habitabilité» établis. Désolé·es, mais là non plus, on ne comprend pas bien: dans une région telle que la Calabre, la deuxième en termes de débarquements de réfugié·es, où la Préfecture appelait nuit et jour le maire en le suppliant de pallier à l’urgence, une région où les écoles, les hôpitaux et même le tribunal ne répondent pas aux critères d’habitabilité, l’Etat attaque à nouveau Domenico Lucano en justice parce qu’il accueillait des réfugié·es désespéré·es dans des maisons pas totalement conformes? Dans une région telle que la Calabre, où les plus farouches pouvoirs criminels sévissent, est-ce vraiment le maire de ce petit village qu’il faut traiter comme le plus redoutable délinquant du pays, le Lucky Luciano de la Locride? Excusez-nous de penser que le grand crime commis par Domenico Lucano est d’avoir polarisé l’attention des médias italiens en tant que symbole de l’anti-salvinisme, d’être devenu le symbole de l’ouverture et de l’accueil contre la fermeture et la peur de l’autre. Dans le crime de solidarité, certes, il a été sans scrupule et toujours prêt à la récidive.

Quand seule la solidarité fait vivre

Le 11 mai, une grande journée de solidarité était organisée à Riace. Un grand manifeste «Artistes pour Riace» avait été rédigé, signé par des centaines d’artistes italien·nes dont certain·nes avaient promis leur présence sur place. La fondation E’ stato il vento (c’est le vent), voulue par Domenico, après avoir réussi à atteindre le capital de départ requis (100.000 euros), a annoncé ce jour-là sa création juridique officielle et sa volonté de relancer l’accueil, les ateliers artisanaux ainsi que le tourisme solidaire, grâce aux soutiens privés, nationaux et internationaux. Il y a bien besoin de cette solidarité car la situation sur place est vraiment très difficile. Mises à part les grandes dettes accumulées, les écoles et le dispensaire médical ont dû fermer, plusieurs familles de migrant·es ont dû partir ailleurs tandis que celles qui restent vivent dans des conditions précaires grâce au seul soutien de ce qu’on appelle «la machine de la solidarité» et des associations caritatives. Pour cette présentation du 11 mai, Domenico Lucano avait demandé une permission de quelques heures pour pouvoir participer et retrouver enfin ses concitoyen·nes après 7 mois d’exil. Une demande parfaitement légale mais qui lui a été refusée net, bien évidemment, car il ne faudrait pas que cet homme puisse prononcer dans son village le mot «repartir» ni montrer son visage qui pourrait redonner espoir et courage, surtout en période électorale. Cet énième coup a été très violent pour Domenico, qui peine de plus en plus à garder le moral, pour les habitant·es désemparé·es, mais aussi pour les organisateurs et organisatrices et les participant·es, dont certain·es se sont désisté·es. Mais nous ne nous sommes pas découragé·es: au village, derrière la poste, à 10 minutes à pied de l’amphithéâtre où se déroulait la fête, se trouve la limite entre la commune de Riace et celle de Stignano. Il a suffi de l’annoncer aux micros pour qu’une gigantesque vague de plusieurs centaines de personnes se lève et se dirige à travers les champs en fleurs vers le lieu désigné. Un coup de téléphone a été donné à Domenico, qui connaît l’endroit, et voilà que, sans organisation et sans service d’ordre, une foule de solidarité put enfin se jeter dans les bras de ce petit maire qui a demandé justice, embrassé, remercié tout le monde et sangloté, étouffé par l’émotion. Nous étions tou·tes ému·es et animées par la même pensée: l’Etat ne pourra pas nous arrêter. Nous trouverons toujours la manière de contourner, déborder, résister à l’injustice! Les deux carabiniers postés en toute hâte en marge de cette frontière invisible, avaient l’air bien ridicule…

Un fol espoir de renouveau

Nous partons de Riace débordant d’émotions contradictoires dont peu sont marquées par la tristesse. La plus forte est l’envie de revenir, l’envie d’aider ce village à repartir. Nous avons rencontré et discuté avec les personnes qui travaillaient dans les ateliers, Riacesi et migrant·es: illes ne demandent que de l’aide pour redémarrer leurs activités artisanales. Riace est le lieu où illes veulent vivre, ici il y a un avenir à construire. Personne ne veut migrer de nouveau, ni les migrant·es, ni les habitant·es de Riace qui connaissent très bien la signification des mots «partir» et «être déraciné·es» car cette région a été parmi les plus frappées par l’émigration et la désertification depuis l’après-guerre. Nous avons parlé avec les réfugié·es qui ont choisi de rester et ils nous ont relaté des conversations téléphoniques avec ceux et celles qui ont été obligé·es de partir et qui ne souhaitent qu’une chose: pouvoir revenir dans leur maison à Riace. Nous avons rencontré une foule de personnes des quatre coins de l’Italie et de l’Europe prête à se retrousser les manches pour aider et nous savons que le modèle Riace est admiré et suivi dans le monde entier. C’est maintenant le moment de démontrer que, même si le rouleau compresseur des politiques de la haine a essayé d’enterrer ce modèle sous une couche d’asphalte, les graines d’humanité qui ont été semées ici germeront à nouveau et perceront le goudron.

Alpes, ouvrez-vous!

de Alice Prud’homme, 1 juin 2019, publié à Archipel 282

Au col de Mongenèvre, 80 personnes étaient présentes pour assister à la remise du prix «Alpes ouvertes» aux sept de Briançon. Un an après, jour pour jour, que la manifestation anti-génération identitaire avait déclenché les arrestations puis le jugement des sept de Briançon et où la frontière franco-italienne, symbolisée par la PAF, était devenue plus célèbre que les pistes de ski. Des membres de l’association des amis de Cornelius Koch, venus de Suisse, d’Allemagne, d’Italie, de France et d’ailleurs, sont présents. Michael Rössler et Claude Braun, membres de ce mouvement en Suisse, animent cette journée. Une minute de silence rappelle tous ces morts de trop, ici ou ailleurs, liées aux frontières virtuelles mais pourtant réelles. Face aux manifestant·es et aux forces de police présentes, plusieurs prises de paroles se succèdent, dont nous publions ici des extraits*. Michael Rössler commence son intervention en reprenant les mots de l’abbé Cornelius Koch: «la frontière est un chemin de croix pour les réfugié·es et les migrant·es». Les Alpes sont le dernier verrou de l’Europe forteresse. Il faut ouvrir les Alpes à l’accueil des humains… Le nom «Alpes ouvertes» prend sens! Heureusement des personnes ne sont pas indifférentes à la souffrance des autres. C’est pour cela que ce prix honore les personnes qui agissent pour un monde plus humain et plus juste. Les sept de Briançon ont été choisis en signe de reconnaissance et de remerciement pour leur engagement courageux dans le sauvetage de réfugié·es en montagne et dans la dénonciation des actes racistes et xénophobes. Les Suisses ont été très choqué·es et scandalisé·es par la manière dont illes ont été arrêté·es, puis jugé·es. Cet acte a été vu comme un procès politique honteux. Claude Braun parle, lui, de monde à l’envers! Les personnes qui sauvent des gens en mer et en montagne sont punies… Ou des maires, tels que l’Italien Domenico Lucano, qui salue cette journée, a été banni de son village par le gouvernement pour l’avoir fait revivre en ouvrant la porte aux migrant·es… Tout cela car une minorité d’extrémistes font la loi. Il ne faut pas avoir peur que l’extrême droite arrive au pouvoir car elle y est déjà! Mais grâce à ces réseaux de solidarité, qu’il faut continuer à créer, celle-ci perdra car les solidaires sont plus vivant·es et nombreux.

Une luciole

L’écrivaine et sociologue turque, Pinar Selek, se considère comme une militante luciole résistant à l’horreur pour créer de la poésie; comme une réfugiée ayant vécu et connu les difficultés d’exilée par le passé; comme une femme parmi toutes les femmes dont aucune dans le monde, n’a jamais contribué à tracer ne serait-ce qu’une seule frontière… Elle remercie donc les sept de Briançon d’avoir transgressé les frontières et repoussé le fascisme.

Antigone et la justice

Dick Marty, ancien procureur suisse et membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et pour qui l’indifférence est le mal de notre époque, rappelle l’histoire d’Antigone: il y a plus de 2500 ans, elle a aussi transgressé la loi pour des valeurs humaines. Ce qui est juste, équitable, moral, humain, ne peut-être dicté par une loi unique. La justice est trop froide et formelle pour faire face aux valeurs humaines. Il salue les forces de police envers qui il est solidaire pour leur tâche difficile. Pour lui la véritable justice est celle d’Antigone, celle de la solidarité.

L’illégalité exploitée

Don Gusto de la Valle, prêtre Italien de Come et lauréat du prix, évoque le déplacement des frontières manipulées appliqué en Lybie et au Niger pour éviter l’arrivée des migrant·es en Europe. Il s’inquiète du devenir des 100.000 réfugié·es qui sont expulsé·es des camps qui ferment en Italie. Comment feront ces réfugié·es dans l’illégalité pour vivre sans papiers, utilisés pour le travail au noir et les prochaines campagnes politiques? Il demande que des lieux soient créés pour qu’ils vivent et qu’un permis humanitaire voit le jour.

Ce n’est pas un jeu!

Benoit Ducos, un des sept de Briançon, prend alors la parole pour tous les solidaires des vallées alentour, car ce prix est décerné à tous. Au fur et à mesure du texte lu, il s’approche des forces de police pour leur faire face; sa voix prend de plus en plus d’émotion; son visage est de plus en plus déterminé. Les manifestant·es sont plus que touché·es par ces paroles justes dénonçant quelque chose qui pourrait être un jeu en apparence qui n’est qu’inhumanité. De retour en bas, les personnes s’arrêtent au bord de la RN 94, sur un parking comme un autre, entre la Vachette et Briançon. Une cérémonie est organisée avec le texte d’un maraudeur racontant qu’une ombre venue en Europe, aspirant à une vie meilleure, a vu son chemin s’arrêter en France, par peur de la police. Elle a marché dans la poudreuse en chaussettes, pour mourir d’une hypothermie ici. Cette ombre s’appelait Tamimou Dherman et venait du Togo. La matinée s’est achevée par un moment convivial et en musique à la salle du vieux colombier à Briançon. Les associations briançonnaises ont fait un état des lieux: 8000 passages au Refuge, le CESAÏ menacé de fermeture à Gap, les pressions policières sur les maraudeurs… Les Suisses dénoncent une nouvelle fois un procès politique, celui des sept, et remettent plus de 600 messages de soutien aux Briançonnais·es. Les Alpes s’entrouvrent…

La manifestation des Lucioles à Briançon1

de Pinar Selek, 1 juin 2019, publié à Archipel 282

Je viens de rentrer de Briançon, de ce territoire frontalier dans lequel se matérialisent les politiques migratoires façonnées par les rapports de domination de sexe, de race et de classe.

L’exil n’est pas un crime

de Camillo und Claude, FCE Suisse, 1 juin 2019, publié à Archipel 282

L’exil et la solidarité avec les migrant·es sont criminalisés dans toute l’Europe. L’équipage du navire de sauvetage Iuventa risque 20 ans de prison parce qu’il a sauvé des êtres humains en Méditerranée. La Fondation Paul Grüninger de Saint-Gall en Suisse a honoré la Iuventa avec un prix. Le projet Mosaik de Lesbos et la Suisse Anni Lanz ont également été distingués par la fondation.

Expulsion et manifestation

de Marta Cavalini, 1 mai 2019, publié à Archipel 281

Turin fait la grève, depuis le 7 février 2019, pour la révolution sociale: «Arrêtez votre guerre contre les pauvres, la ville doit être agencée à taille humaine pour répondre aux besoins de toutes et de tous!». Depuis l’expulsion du Centre Social occupé et autogéré «ASILO», tous les jours sont organisées des rencontres sur la place publique, depuis les cuisines populaires, en passant par le théâtre jusqu’aux discussions et nouvelles occupations.

La fin des Droits humains

de Heike Schiebeck, Longo maï, FCE, 1 mai 2019, publié à Archipel 281

La fermeture de la route des Balkans n’a pas donné les résultats escomptés. Les gens se dirigent toujours vers le nord. Cependant, les itinéraires sont devenus plus dangereux et les méthodes de dissuasion plus brutales. Fin mars, en Bosnie, le paysage commence à verdir, les cerisiers fleurissent. Dans les villages, les minarets s’élèvent comme des crayons taillés dans le ciel du printemps. Au crépuscule, des groupes de personnes chaudement habillées, chargées de sacs de couchage et de sacs à dos, se dirigent vers la frontière. Sous la conduite du Forum Civique Européen, une délegation de six membres s’est rendue à la frontière entre la Bosnie et la Croatie pour observer sur place où en sont les Droits humains. Nous avons été alarmé·es par les témoignages et les reportages des médias concernant le recours massif à la force par la police des frontières croate et la suspension du droit d’asile dans cet Etat membre de l’UE. En arrivant à Velika Kladuša, à l’extrême nord-ouest de la Bosnie, un groupe de jeunes hommes aborde notre véhicule, demandant de l’argent, de la nourriture et de l’aide. Depuis la fermeture de la route des Balkans orchestrée par le chancelier autrichien Sebastian Kurz, de nombreux·ses réfugié·es ont échoué en Bosnie du fait de sa situation géographique à la frontière extérieure de l’UE. Dans le canton d’Una-Sana, les autorités ont fixé un plafond de 3.500 personnes pouvant être prises en charge dans les camps de réfugié·es. Les autres sont sans abri. Des centaines de personnes vivent à l’extérieur des camps dans des maisons abandonnées, des ruines ou des tentes, sans nourriture suffisante, sans soins médicaux et sans possibilité de se laver ni de laver leurs vêtements. Pendant les mois les plus chauds de l’année, des dizaines de milliers de personnes vont quitter les camps surpeuplés en Grèce et se diriger vers le nord puis atterrir en Bosnie. Rien n’a été préparé pour faire face à cette situation humanitaire. Durant notre séjour, nous nous sommes entretenus avec un inspecteur de police du service responsable des affaires étrangères à Bihaæ, des employés de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), des volontaires étrangers et locaux, ainsi qu’avec le CPS (Centre d’études pour la paix) à Zagreb.

Remise du prix suisse «Alpes ouvertes 2019» aux «7 de Briançon»

de Claude Braun, FCE Suisse, 23 avr. 2019

Une année après la manifestation antifasciste entre Clavière (Italie) et Briançon, le 23 avril 2019, le prix suisse des droits humains "Alpes ouvertes" 2019 du Cercle d’Amis Cornelius Koch (l'abbé suisse des réfugié·es, 1940-2001) a été remis aux "7 de Briançon" en signe de reconnaissance et de remerciement pour leur engagement courageux dans le sauvetage de réfugiés en montagne et dans la dénonciation des actes racistes et xénophobes. Le prix se monte à 12.000 CHF.

Alarmphone Sahara

de Olaf Bernau, Afrique-Europe-Interact, 1 avr. 2019, publié à Archipel 280

Une réunion d’Alarmphone Sahara* – un projet jumeau de Watch The Med Alarmphone – vient de se tenir à Agadez au Niger mi-février. Les camarades d’Afrique-Europe-Interact (AEI) qui ont initié ce projet rendent compte ici de leur réunion de coordination.