exil & migration

Das Ende der Menschenrechte in Europa

de Heike Schiebeck, Longo maï, EBF, 1 mai 2019, publié à Archipel 281

La fermeture de la route des Balkans n’a pas donné les résultats escomptés. Les gens se dirigent toujours vers le nord. Cependant, les itinéraires sont devenus plus dangereux et les méthodes de dissuasion plus brutales. Fin mars, en Bosnie, le paysage commence à verdir, les cerisiers fleurissent. Dans les villages, les minarets s’élèvent comme des crayons taillés dans le ciel du printemps. Au crépuscule, des groupes de personnes chaudement habillées, chargées de sacs de couchage et de sacs à dos, se dirigent vers la frontière. Sous la conduite du Forum Civique Européen, une délegation de six membres s’est rendue à la frontière entre la Bosnie et la Croatie pour observer sur place où en sont les Droits humains. Nous avons été alarmé·es par les témoignages et les reportages des médias concernant le recours massif à la force par la police des frontières croate et la suspension du droit d’asile dans cet Etat membre de l’UE. En arrivant à Velika Kladuša, à l’extrême nord-ouest de la Bosnie, un groupe de jeunes hommes aborde notre véhicule, demandant de l’argent, de la nourriture et de l’aide. Depuis la fermeture de la route des Balkans orchestrée par le chancelier autrichien Sebastian Kurz, de nombreux·ses réfugié·es ont échoué en Bosnie du fait de sa situation géographique à la frontière extérieure de l’UE. Dans le canton d’Una-Sana, les autorités ont fixé un plafond de 3.500 personnes pouvant être prises en charge dans les camps de réfugié·es. Les autres sont sans abri. Des centaines de personnes vivent à l’extérieur des camps dans des maisons abandonnées, des ruines ou des tentes, sans nourriture suffisante, sans soins médicaux et sans possibilité de se laver ni de laver leurs vêtements. Pendant les mois les plus chauds de l’année, des dizaines de milliers de personnes vont quitter les camps surpeuplés en Grèce et se diriger vers le nord puis atterrir en Bosnie. Rien n’a été préparé pour faire face à cette situation humanitaire. Durant notre séjour, nous nous sommes entretenus avec un inspecteur de police du service responsable des affaires étrangères à Bihaæ, des employés de l’OIM (Organisation internationale pour les migrations), des volontaires étrangers et locaux, ainsi qu’avec le CPS (Centre d’études pour la paix) à Zagreb.

Expulsion et manifestation

de Marta Cavalini, 1 mai 2019, publié à Archipel 281

Turin fait la grève, depuis le 7 février 2019, pour la révolution sociale: «Arrêtez votre guerre contre les pauvres, la ville doit être agencée à taille humaine pour répondre aux besoins de toutes et de tous!». Depuis l’expulsion du Centre Social occupé et autogéré «ASILO», tous les jours sont organisées des rencontres sur la place publique, depuis les cuisines populaires, en passant par le théâtre jusqu’aux discussions et nouvelles occupations.

Remise du prix suisse «Alpes ouvertes 2019» aux «7 de Briançon»

de Claude Braun, FCE Suisse, 23 avr. 2019

Une année après la manifestation antifasciste entre Clavière (Italie) et Briançon, le 23 avril 2019, le prix suisse des droits humains "Alpes ouvertes" 2019 du Cercle d’Amis Cornelius Koch (l'abbé suisse des réfugié·es, 1940-2001) a été remis aux "7 de Briançon" en signe de reconnaissance et de remerciement pour leur engagement courageux dans le sauvetage de réfugiés en montagne et dans la dénonciation des actes racistes et xénophobes. Le prix se monte à 12.000 CHF.

Riace, un vent nouveau

de Barbara Vecchio, FCE France, 1 févr. 2019, publié à Archipel 278

Pour Riace et pour son maire Domenico Lucano, toujours "en exil", les derniers mois n'ont pas été faciles. Les blessures infligées a cette petite communauté par le gouvernement italien de plus en plus ouvertement xénophobe et raciste, bien représenté par son ministre de l'lntérieur, personnage vulgaire et sinistre, auteur d'un décret "sécurité" à la limite de l'inconstitutionnalité, sont profondes et mettront du temps à cicatriser.

Entre répression et autonomisation

de Alexander Behr, EBF, 18 janv. 2019

Les 1 et 2 décembre derniers, la première conférence de l'ARCOM a eu lieu dans la capitale marocaine Rabat. "L'Association des Refugi-é-s et Communautés Migrantes" est actuellement considérée comme le groupe probablement le plus dynamique et le plus fort du spectre des associations de migrants auto-organisées au Maroc. L’ARCOM a été fondée en 2005 par un groupe de réfugiés de la République Démocratique du Congo, dont l'auteur et activiste politique, Emmanuel Mbolela. Le groupe peut d'ores et déjà se prévaloir d'une multitude d'actions. Qu'il s'agisse de protestations contre les expulsions vers la région frontalière algéro-marocaine, la résistance contre les violences policières, l’engagement contre l'externalisation du régime frontalier de l'UE et contre la passivité du UNHCR, des campagnes pour l'accès aux soins et pour la régularisation des sans papiers. Le travail de l'ARCOM a apporté une aide concrète dans de nombreux cas et souvent sauvé des vies. En outre, l'ARCOM a fait entendre avec vigueur dans le discours public la "voix des sans-voix", c'est-à-dire de ceux qu’on a rendus clandestins, tant au Maroc qu'en Europe. Le groupe fait partie du réseau Afrique Europe Interact et travaille étroitement avec le Forum Civique Européen. En 2014, l'ARCOM a fondé un centre d'accueil pour femmes migrantes subsahariennes, créant ainsi pour la première fois dans l'histoire du Maroc un lieu où les femmes migrantes touchées par la violence sont en sécurité.

UNGARN: Terrorismus auf Ungarisch

de Michael Rössler, Fédération Européenne des Radios Libres (FERL), Forum Civique Européen (FCE), 24 févr. 2018, publié à Archipel 267

Am 8., 10. und 12. Januar fanden neue Verhandlungen im Prozess gegen Ahmed H. statt, der Ende 2016 in Ungarn wegen «Terrorismus» zu 10 Jahren Haft verurteilt worden war. Ein Vertreter des Forum Civique war als internationaler Prozessbeobachter vor Ort.

SCHWEIZ: Solidarität mit asylsuchenden Frauen und Kindern

de Sophie Guignard, Solidarité sans frontières, Fribourg, 23 févr. 2018, publié à Archipel 267

Der «Appel d’elles» wurde vom Collectif R aus Lausanne und mehreren feministischen und Asyl-Organisationen aus der Französischen Schweiz lanciert und will die Gleichgültigkeit anprangern, der viele Frauen auf ihrer Flucht und im Asyl begegnen.Asylorganisationen, die sich mit den Schicksalen von betroffenen Geflüchteten befassen, sind sehr oft mit unsäglichem Leid konfrontiert. Verletzliche Personen wie Frauen und Kinder, die bereits stark traumatisiert sind, werden unmenschlich empfangen. Nicht nur sind sie Opfer von Gewalt auf ihren Fluchtwegen, sondern sie werden bei ihrer Ankunft in der Schweiz für die erlittenen Gräuel verantwortlich gemacht und ungeachtet ihrer Situation ausgeschafft. So hat beispiels-weise das SEM (Schweizerisches Staatssekretariat für Migration) einer Frau, die auf ihrer Durchreise in Italien mehrere Monate auf der Strasse lebte und mehrmals vergewaltigt wurde, vorgeworfen, dass sie ihr Schicksal selber herausgefordert hätte, da sie in Italien nicht um Asyl bat.

Auslagerung der Migration: Auslagerung der Migration

de Bernard Schmid, Paris, 7 févr. 2018, publié à Archipel 266

Eine weitere extraterritoriale Auslagerung der Migrations- und Asylpolitik, weg von der Europäischen Union möglichst weit in die geographische Mitte Afrikas hinein: Das ist im Kern, was der fünfte gemeinsame Gipfel von EU und Afrikanischer Union (AU) am 29. und 30. November 2017 in Abidjan ergab.

Berne 13 novembre 2017

de Claude Braun FCE Suisse, 7 févr. 2018, publié à Archipel 266

Pour contrer cette tentative de publicité du «Groupe de contact de la Méditerranée centrale» sous la direction de Mme Simonetta Sommaruga, une conférence de presse a réuni plusieurs organisations de défense des droits humains. En voici quelques extraits.

MIGRATION: Sklaverei in Libyen

de Bernard Schmid, Paris, 7 févr. 2018, publié à Archipel 266

Im November 2017 kam es infolge der Ausstrahlung einer Reportage der sudanesisch-britischen Journalistin Nima Elbagir über die derzeit in Libyen praktizierte Sklaverei zu mehreren offiziellen Reaktionen betroffener Staaten. Was sind jedoch die politischen Faktoren für diese Situation in Libyen?