migration & agriculture

LAUTSPRECHER: Erfolg gegen Biosol

de ’Archipel, 5 janv. 2016, publié à Archipel 243

Wir haben im letzten Archipel ausgiebig über den Prozess von fünf marokkanischen Arbeiterinnen gegen die Gemüseverpackungsfirma Biosol im Plastikmeer von Almeria berichtet. Allerdings lag bis zum Redaktionsschluss das Urteil noch nicht vor. Nach 14 Monaten Bangen bekamen die entlassene Gewerkschaftsdelegierte Hafida Mounjid und ihre Mitstreiterinnen nun Recht auf der ganzen Linie: ein grosser Erfolg für die fünf Frauen und die andalusische LandarbeiterInnen-Gewerkschaft SOC. Am 30. Oktober 2015 verkündigte das Arbeitsgericht von Almeria: «Niemand kann für den freien Ausdruck seiner Ideen, seiner Kritiken oder seiner Meinungen und noch weniger für seine gewerkschaftlichen Aktivitäten entlassen werden.» Somit galt das Arbeitsverhältnis nie als aufgehoben. Die Firma Biosol muss die Löhne der letzten 14 Monaten nachträglich auszahlen und den Frauen wieder einen Arbeitsplatz gewähren. Wir gratulieren herzlich und freuen uns über diesen Etappensieg, den wir mit unserer internationalen Kampagne nach Kräften unterstützt haben.

Espagne: Biosol condamné pour licenciements abusifs

de Raymond Gétaz, FCE Suisse, 4 nov. 2015

** Communiqué de presse du mercredi 4 novembre 2015: Consommatrices et consommateurs suisses protestent avec succès contre le dumping social dans l’agriculture industrielle en Espagne.

ESPAGNE: Lutte pour la réintégration des femmes licenciées

de Federico Pacheco Soc-SAT Alméria, 17 juil. 2015, publié à Archipel 238

L’agriculture industrielle à Almería trouve son compte dans (profite de) l’exploitation des migrant-e-s arrivé-e-s dans des situations de détresse en Europe. La lutte des employées de Biosol Portocarrero1, une entreprise agricole moyenne avec quelques centaines de travailleurs dans la production, le conditionnement et la commercialisation de fruits et légumes bio, illustre le climat social sur place.

MAROC: Ouvriers agricoles en lutte dans le Souss

de Marc Ollivier, CNRS, France, 27 avr. 2015, publié à Archipel 236

Il y a trois ans, Marc Ollivier nous avait déjà raconté la lutte des ouvriers agricoles dans la vaste zone de serres ultramodernes dans le Souss au Maroc1. Ils se battaient contre les conditions inacceptables de travail dans une entreprise franco-marocaine. Malgré leur victoire de l’époque, la situation ne s’est guère améliorée et il y a de nouveau une lutte importante dans la zone…

Oesterreich: Dieter Behr vom EBF im ORF

27 avr. 2015

Unter dem Titel "Hunger.Macht.Profite" finden in mehreren Städten Oesterreichs im März und April 2015 die Filmtage zum Recht auf Nahrung statt. Dazu waren am 7. April 2015 Christian Jochum von der Landwirtschaftskammer und Dieter Alexander Behr vom Europäischen BürgerInnenforum im ORF-Studio für ein kontradiktorisches Gespräch zu Gast. Hier finden Sie den 10-minütigen TV-Beitrag.

ANDALOUSIE: Entre espoir et déception

de Nikolaï Huke Olaf Tietje**, 2 avr. 2015, publié à Archipel 223

Depuis bientôt trois ans et sur fond de crise, ont lieu en Espagne des occupations de toutes sortes et dont, pour certaines, nous avons déjà fait état dans Archipel. Cet article est une description de la situation actuelle. «Non, regarde, c’est comme ca que tu dois le tenir» dit Asifa*, une activiste du Groupe Jornaler@s sin Patron (travailleurs journaliers sans patron). Elle explique comment utiliser l’outil qui sert à trier les bonnes des mauvaises tomates. Elle manie l’outil, une sorte de bêche et de grand râteau, aussi adroitement que rapidement. Depuis 2010, Asifa travaille sur la Finca de San Nicolas en Almería – province du sud de l’Espagne. D’abord mal payée, elle est sans revenu depuis mai 2013. Simon Sabio, le propriétaire, a tout bonnement disparu depuis mai, et avec lui s’est envolée la possibilité de percevoir les salaires impayés.
Asifa n’est pas la seule dans cette situation. «Depuis 2007, il me doit encore 8.000 euros» dit Mehammed. Ce jeune homme sérieux est sur la propriété depuis 6 ans. Auparavant, il avait travaillé pour le frère de Simon Sabio dans une serre marocaine. Celui-ci lui avait raconté qu’il pourrait gagner plus d’argent en Almería, région au cœur de l’industrie agricole espagnole. Mehammed s’y était installé avec un visa touristique.
Les travailleurs de la propriété étaient presque exclusivement d’origine marocaine. Environ 130 personnes travaillaient sur 30 hectares, et quasiment personne ne percevait l’intégralité de son salaire.
Un grand nombre de ces travailleurs-euses agricoles sans-papier sont arrivés par l’intermédiaire d’amis ou de la famille à San Nicolas, le petit village au milieu des serres. Tout d’abord, ils n’osaient pas réclamer leur argent de manière offensive, de crainte de perdre leur emploi ou bien d’être expulsé. Les mauvaises conditions de travail, les outils de fortune, les véhicules et les installations provisoires contrastent avec le plastique propre des serres, les petites tomates brillantes et l’image de légumes sains.
Le mouvement des Corralas Ce sont précisément les légumes de ces serres qui sont livrés en Europe du Nord. Les Jornaler@s sin Patron qui avaient occupé la propriété avec le syndicat des travailleurs agricoles SOC-SAT ont commencé la remise en état depuis août. Les travailleurs-euses y voient la seule chance d’obtenir leur argent puisque l’administration de province chargée des liquidations ignore complètement leur existence. En effet, les travailleurs-euses sans-papier ne peuvent pas prouver qu’ils ont un contrat de travail.
«Il ne s’agit pas de prendre quelque chose à quelqu’un» explique dans une vidéo une habitante du bloc d’immeuble occupé Corrala Utopía à Séville. «Il s’agit de vivre dans des maisons qui sont depuis longtemps inhabitées». Corrala Utopía1 fut en mai la première d’une série d’occupation en Andalousie. Entre-temps, des logements furent créés pour plus de 100 familles.
Les occupations ont lieu la plupart du temps lors de rencontres hebdomadaires, où les personnes concernées par les hypothèques (PAH) se rencontrent, et ce depuis l’année dernière. Les réunions générales sont organisés à Séville par l’Intercomisión de Vivienda (commission d’habitat) du Mouvement 15M2.
Seuls quelques activistes du mouvement contre les expulsions forcées étaient déjà politiquement engagés. Pour la plupart, c’est la première fois qu’ils participent à des protestations collectives. «Les réunions générales aident à défaire les peurs qui accompagnent les hypothèques et la menace d’expulsion forcée. Elles démontrent les possibilités d’actions collectives», relate Isabel, qui s’est engagée avec le PAH. Le fait qu’aucun activiste n’ait été expulsé montre bien que le collectif n’a pas seulement réussi à organiser la protestation, mais qu’il permet aussi d’obtenir de meilleures conditions de vie au quotidien. Les occupations de maisons font partie des actions de protestation collective. Avec l’énorme taux de chômage, les hypothèques et le manque de protection sociale, elles sont pour beaucoup la seule possibilité de trouver un logement adéquat. «Au-delà des occupations collectives de Corralas, des logements individuels inhabités sont aussi occupés» relate Juan, du groupe de presse de la Corrala Utopía. Plus d’une douzaine de Corralas se sont constituées en Andalousie, auxquelles s’ajoutent au moins 250 «petites» occupations autonomes dans la seule région de Huelva.
Les squats restent contestés: dans beaucoup d’immeubles, des personnes ont été expulsées. «La Corrala n’abandonne pas» était le slogan d’une semaine d’action en novembre. Les occupants réclament au propriétaire des bâtiments, la Banque Ibercaja, de lâcher prise et de remettre les clefs des logements.
Mais ils ne veulent pas... En dépit des occupations de Fincas et de logements en Andalousie, le mouvement massif de protestation des années précédentes peine à maintenir ses structures et à s’opposer aux attaques du gouvernement. Juan de Corrala Utopía explique que, depuis la vague d’occupation de l’année dernière, la participation à l’Intercomisión de Vivienda s’est nettement affaiblie, de même que la dynamique des Corralas. De plus, la défense des logements déjà occupés inquiète les membres du collectif. Un activiste du PAH déplore que peu de gens sont prêts à mener les actions nécessaires malgré le succès du mouvement contre les expulsions forcées. Pourtant les occupations de propriétés agricoles font partie des projets de protestation contre la crise, notamment parce qu’ils permettent de petites victoires et améliorent concrètement le quotidien des individus.
Pour d’autres mouvements, c’est encore plus difficile. Parmi les nombreuses réunions de quartier et les travaux de groupe du Mouvement 15M à Séville, la majorité des gens n’a pas la capacité de travailler, sauf au sein d’initiatives de relogement. Par exemple, un des mouvements de protestation radical démocrate (selon le «Principe 15M», la Marea Verde) qui lutte contre les réductions de budget et les programmes de réforme dans le domaine de l’éducation, a nettement perdu de son dynamisme.
La répression contre les occupations des terres agricoles s’intensifie également: «Ils nous demandent 275.000 euros d’amendes pour les occupations», dit Manolo, le porte-parole du SAT.
Certains activistes sont même menacés de peine de prison, alors qu’ils n’occupent que des surfaces non exploitées, telles que la propriété abandonnée de Simon Sabio ou encore l’ancien terrain militaire Las Turquillas. Beaucoup d’activistes réagissent avec dérision ou désillusion à la promesse de réforme du gouvernement. Ils ont longtemps clamé «Si se puede» (Oui, c’est possible) lors de manifestations ou de réunions publiques. Ce slogan est aujourd’hui remplacé par «pero no quieren» (Mais ils ne veulent pas). Ils, ce sont l’Etat espagnol, l’administration territoriale et les autorités autonomes andalouses.
Comme beaucoup d’autres anciens travailleurs-euses agricoles, Asifa et Mehammed se sont décidés à continuer à travailler, à rester sur les propriétés et à les remettre en état. «Nous continuons à agir, à travailler et à lutter pour une vie meilleure!» dit Asifa. Mehammed fait un signe de la tête et son visage s’éclaire d’un petit sourire.

ANDALOUSIE: Des journaliers sans patrons

de Federico Pacheco *2, 5 nov. 2013, publié à Archipel 219

Les journaliers du SOC-SAT occupent toujours les serres d’un entrepreneur en fuite avec des dettes de plusieurs millions1. Depuis quelques semaines, ils ont commencé la culture en autogestion d’un premier hectare de terre.

ESPAGNE: Les journalier-e-s d’Andalousie en lutte pour la terre et la dignité

de Federico Pacheco* Mai 2013, 6 août 2013, publié à Archipel 217

Face à la crise capitaliste et à la privatisation, le SOC-SAT d’Andalousie renforce les luttes paysannes pour l’accès à la terre et les droits des journaliers.

Das Plastik-Meer von Almeria in der NZZ

de Cornelia Derichsweiler, 1 juin 2013

Unter diesem Titel erschien in der Neuen Zürcher Zeitung vom 15. Mai 2013 ein ganzseitiger Bericht. Er ist hier zu lesen.

Nur wenn geschossen wird, schauen alle auf die PflückerInnen; WOZ, 2.5.2013

de Sonja Wenger, 1 juin 2013

Die Schüsse auf ErdbeerpflückerInnen in Griechenland vor zwei Wochen waren kein Einzelfall. Vielmehr haben die katastrophalen Arbeitsbedingungen immer wieder ähnliche Folgen, sei es in Andalusien, Süditalien, Marokko oder Griechenland. Unter diesem Titel erschien in der WOZ vom 2.5.2013 ein ausführlicher Bericht.

ROUMANIE: Nouvelle donne à l’Est

de Jana Frielinghaus Article paru dans Junge Welt , 21.01.2013, 3 avr. 2013, publié à Archipel 213

En Roumanie, comme en Afrique, des investisseurs, surtout occidentaux, achètent à tour de bras des terres cultivables (landgrabbing), ôtant aux petits paysans leur base d’existence.